Le Pavillon des Canaux

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Quelle est l’histoire de ce lieu atypique?
Cette maison est une construction de la fin du XIXème , c’était la maison de l’inspecteur de la direction des canaux. C’est un bâtiment qui appartenait à la ville de Paris et nous (l’agence Sinny & Ooko, ndlr) avons répondu à un appel d’offre pour le réhabiliter et l’ouvrir au public. C’est comme si nous étions locataires de la ville de Paris.

Sinny & Ooko gère donc plusieurs lieux?

Tout à fait, nous sommes une agence d’ingénierie culturelle qui gère plusieurs évènements dans Paris, notamment la Recyclerie, la Machine du Moulin Rouge, le Bar à Bulles...

Quels sont vos parcours au sein de l’agence?

Nous sommes une petite équipe, un noyau de six ou sept personnes, puis dans chaque lieu nous avons un responsable avec une équipe de trente à cinquante personnes qui travaillent dans l’exploitation même. A la base nous sommes une équipe venant du monde de la musique,  des salles de concerts, du spectacle vivant qui se dirige petit à petit vers la gestion de lieux de vie.

Ce qui explique que vous ayez une programmation dense et variée…

Oui, nous voulions qu’il se passe des choses,  ici c’est vraiment un lieu de vie,  ce qu’on appelle un «tiers lieu», entre la maison et le bureau, un lieu dans lequel on se sent bien. On y boit et on y mange des bonnes choses, mais on peut aussi y travailler. Il se passe aussi des conférences, des petites sessions acoustiques, des soirées danse, des expositions, des ateliers sur le bien-être, des cours de yoga… Une programmation culturelle au sens très large du terme!

Comment vous est venu l’idée de garder la structure de la maison?

Lorsque nous avons visité ce lieu nous avons tout de suite voulu garder l’aspect général de la maison, ça nous intéressait de travailler dessus en rendant ce lieu unique. Nous avons fait une chouette déco à l’interieur, on y propose des trucs sympas mais si nous avions fait la même chose dans un loft ça n’aurait pas du tout le même cachet. Nous sommes conscients que c’est le côté «maison» qui marque et qu’il y a un sentiment d’appropriation fort, les gens aimerait que ce soit leur maison, viennent y passer du temps avec leur famille et leurs amis. Il y a vraiment ce côté petite maison de poupées au bord de l’eau au milieu d’un quartier en plein boum.



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Vous avez donc vraiment gardé la structure et les usages de chaque pièce?

Oui, surtout à l’étage.  Là-haut nous avons deux chambres et une salle de bain, une salle à manger et une cuisine. Nous avons deux cuisines ici, la cuisine de l’étage nous sert pour la pâtisserie qui a une grande importance pour nous. En fait la maison du directeur était à l’étage et les locaux étaient au rez de chaussée, donc l’aspect maison est surtout à l’étage.

Dans quel état était le Pavillon avant votre intervention?
C’était dans un état correct, on aurait très bien pu se contenter d’enlever la moquette et de passer un coup de peinture. Pour devenir un établissement recevant du public nous avons du faire des travaux.

Qui s’est occupé de la décoration?

Nous avons eu plusieurs ouvertures en décalé (…) l’été dernier nous avons fait un appel à candidatures sur Facebook en disant que l’on cherchait quelqu’un pour décorer la maison. Nous avons reçu pas mal de demandes, nous avons sélectionné cinq personnes, puis nous en avons retenu deux.  Une structure a fait le rez-de-chaussée et un autre a fait l’étage. Nous avions des mots clefs, on voulait quelque chose de très féminin, de très coloré, de très joyeux et gourmand, il y avait un cadre dans lequel ils étaient libres. Cela s’est très bien passé. Puis lorsque nous avons fait les gros travaux nous avons fait appel aux Précieuses Libellules, la structure qui avait fait le premier étage, à qui nous avons demandé de refaire toute la maison avec beaucoup de récupération, de chine, et surtout des idées que l’on peut refaire chez soi. Nous allons d’ailleurs faire des ateliers «Reprenez les bonnes idées du Pavillon» avec notre décoratrice.

Comment s’organisent les journées au Pavillon?

Ce n’est pas très fixe. Il y a des services de 12h à14h et de 19h à 23h, le côté coffee shop, pâtisserie suit le rythme d’une journée normale, plus le matin et l’après midi. Les personnes qui veulent venir travailler chez nous sont vraiment les bienvenues, en dehors des grosses affluences. Les activités ont des horaires assez variés, pour les enfants ce sera plus les mercredis par exemple. On essaye de faire des choses tant en journée qu’en soirée, rien n’est fixe.


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Qu’est ce qu’on y mange/boit au Pavillon?

Nous sommes sur des cartes assez restreintes, c’est volontaire de ne pas avoir des centaines de vins et de boissons. Nous n’avons pas de Coca, nous n’avons pas de mojitos, parce que ça ne nous intéresse pas d’avoir la même chose que le voisin. Par contre nous avons des boissons que l’on fait nous-même, nous faisons du thé glacé, des cocktails maisons, créés par nos soins. (…) Au niveau de la nourriture c’est pareil,  nous sommes sur des produits frais, assez simples, c’est l’idée d’être comme à la maison. C’est rapide, c’est pas très cher, c’est assez copieux, ce n’est pas de la grande gastronomie mais c’est ce qu’on pourrait faire à la maison et ce qu’on est content de retrouver lorsqu’on y est pas.

En quoi le Pavillon est-il différent?

C’est un lieu où il y a de l’humain derrière,  c’est un lieu dans lequel on se sent bien , qui sort de ce que l’on trouve à Paris. Il y a cette envie de se démarquer par des valeurs assez simples, par l’offre des produits nouveaux. Nous accordons beaucoup d’importance à la décorations, aux petits détails, l’ambiance musical,  un personnel souriant, anglophone, accueillant, 
pleins de petits détails qui font que l’on s’y sent bien. C’est un lieu avec une âme et une histoire.



Pour plus d’informations sur Sinny & Ooko, rendez-vous sur

http://www.sinnyooko.com/

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