Inrocks 2015 – part 2

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[…] Retrouvez la première partie de cet article ICI  […]

 

Formation… L’Angleterre nous montre son autre visage… L’électro.

Vous voyez double? c’est normal, ils sont jumeaux… Une alchimie qui se ressent dès les premières notes. Le ton de la soirée est posé. Une culture britannique qui transpire, une chaleur envoûtante, Formation joue, et ils le font bien… Ce n’est jamais facile de débuter une soirée devant de grosses têtes d’affiches. Qu’importe, leur musique intimiste et groovy tient sa place…

DSC_7697fsLapsley © bruno CATTY

Elle n’a que 18 ans? Respect! Lapsley arrive de Liverpool comme étant l’une des révélations pop. Cette jeune fille s’est faite toute seule, chez elle. 2014 et la sortie de son premier EP sonnent pour elle, et sans surprise, le début d’un succès éclair. Couronnée de succès sur les réseaux sociaux, la BBC (oui Madame) fait le choix de la mettre en avant et d’en faire son éloge. Oh miracle de la vie, elle signe avec le label XL Recordings (The XX, Adèle, Radiohead…). Ses chansons mélancoliques, spleeniennes, son électro pop font de Lapsley un séduisant mélange pour nos longues soirées d’hiver.

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Ghost Culture © bruno CATTY

Cette année, le festival a un goût d’Angleterre, et on ne va pas s’en plaindre… James Greenwood (Ghost Culture) est un pur produit des nuits londoniennes. Le clubing fût longtemps sa deuxième maison. Passionné et virtuose de musique depuis ses 8 ans (saxophone, clarinette), il trouve sa voie (heureusement pour nous) et se lance dans la pop électro. James réussit parfaitement une electro sensible. Sa voix y est pour beaucoup, mélancolique à souhait qui sait se faire porter par des samples ajustés au millimètre. Triste allez vous me dire… Au contraire! sa musique nous entraîne, nous appelle à nous transcender (et nous le faisons avec plaisir!). Ghost Culture puise son inspiration dans des domaines aussi variés qu’emblématiques: Bowie, New Order, Nick Drake ou encore Elliott Smith

Envie de bonnes vibes? Follow Ghost Culture.

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Son Lux © bruno CATTY

L’apothéose du festival arrive avec Son Lux, les “quasi” locataire du Grand Mix… Je ne cacherai pas mon adoration pour ce groupe américain (vive l’impartialité!). Alors je vais le défendre, vous inciter à l’écouter, juste par curiosité, ou juste par ce qu Son Lux, c’est BIEN!
Mené d’une main de maître par le leader très discret Ryan Lott, le groupe New Yorkais s’impose petit à petit comme une référence. Accompagné de Ian Chang et Rafiq Bhatia, Ryan ne nous offre pas une démonstration musicale (si propre aux américains), ils s’offrent littéralement à nous. On oublie rapidement le monde qui nous entoure et on est seul, avec Ryan Ian et Rafiq. Tel un tête à tête, les incessantes vibrations nous enlacent, nous isolent. Ryan considère la scène comme un exutoire, une libération intime des plus sincères (nous en reparlerons un peu plus bas).
Son Lux monte en gamme avec leur nouvel album “Bones” et s’entoure même de la “popresse” néozélandaise Lorde sur le morceau “Easy“. Son électro cosmique, aérienne, mystérieuse prend au tripes. Ce nouvel album est un somptueux mélange d’électro, de jazz, de pop, de hip-hop… Le génie de Ryan Lott lui permet de créer SA propre musique. Cet alchimiste s’approprie tous les sons, et nous les distille comme s’il ouvrait son cœur devant nous.
  

Nous sommes le 13 Novembre 2015… le concert de Son Lux s’achève, le festival aussi. L’heure du rappel arrive, Ryan revient sur scène, seul, l’air troublé. Ému et marqué par les évènements qui se déroulent au même instant à Paris, Ryan nous témoigne tout son soutien et décide, guitare à la main, de nous accompagner dans cet espace temps irréel.

Ces deux journées ont tenu leurs promesses… Souhaitons que la prochaine édition en soit au moins l’égale, si ce n’est plus… Et qu’elle se déroule au Grand Mix !

I love you all the time” … (Eagles of Death Metal)

Bruno… Pour Piñata

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